un peu moins content. Au bout du
compte on peut dire que c'est un
rappeur un peu susceptible.
Vous avez un style très années
80 pourtant durant ces années
là tu étais toute petite ?
Oui bien sûr, et c'est ce qui fait que
j'ai grandit avec la musique des
années 80. Ce n'est pas ma seule
influence mais c'est vrai que j'aime
beaucoup la musique de cette épo-
que.
Qu'avait la musique de si parti-
culier ?
La sonorité n'était pas la même, les
groupes avaient l'habitude d'utiliser
des gros sons de synthé par exem-
ple. Et puis il est vrai qu'il y avait
une très grande liberté au niveau
des textes, une fraîcheur, les gens
ne se prenaient pas au sérieux et
s'ils avaient envie de raconter des
histoires un peu idiotes ce n'était
pas un problème, c'était très léger.
Donc tout n'est pas juste une
question d'esthétique ?
C'est vrai que l'esthétique des an-
nées 80 me plaît, par exemple je
suis fan des pochettes de disques
avec des illustrations très graphi-
ques et très colorées. Mais avant
tout, ce que j'aime de ces années là,
c'est la fantaisie et la liberté.
Pourtant ce qui vous a projeté
sur le devant de la scène c'est
un remix beaucoup moins an-
nées 80 et plus tektonic ?
On nous avait proposé de faire
un remix du titre "à cause des
garçons" que nous avions déjà
remixé à la base sur notre album. A
l'époque on avait décidé de mettre
des danseurs de tektonic dans le
clip parce que ce mouvement n'était
pas encore très connu et que ça
s'adpater au style du morceau. C'est
après, quand la tektonic a explosé
que l'on nous a catalogué dans ce
style, alors que ça n'a rien à voir
avec ce que l'on fait.
Enfin ça vous a quand même
bien servi.
Oui bien sûr. Ça nous a permit de
nous faire connaître à beaucoup de
gens qui n'auraient jamais écouté
notre album sans ce titre. De toute
façon on se permet de faire d'autres
choses, de sortir de notre style, on a
fait ce remix, on a aussi fait le remix
avec Fatal Bazooka, bref on aime
bien surprendre.
Venant de Bretagne, un coin
plutôt tranquille, comment avez
vous vécu cette agitation autour
de vous ?
On essaye de rester loin de cette
agitation, on vit toujours en Bretag-
ne et on préfère largement faire un
dîner entres potes que d'aller à des
grandes fêtes sur Paris.
A 25 ans tu ne profites pas des
soirées auxquelles on t'invite ?
Je me sens pas très à l'aise avec ce
coté m'as-tu vu qu'il peut y avo-
ir dans ce genre de soirées où les
gens veulent seulement te photo-
graphier bourrée.
Vous avez aussi joué dans
de nombreux pays d'Europe
et jusqu'en Australie. Com-
ment vous expliquez ce succès
français à l'étranger ?
Je pense qu'en premier lieu nous
avons un live très dansant, construit
comme un set Dj où les morceaux
s'enchaînent et vont cres